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Appel à communications – Journée d’études de l’ARDAA

Dessiner, gribouiller, schématiser pour apprendre et enseigner l’anglais

Date : 15 octobre 2021 - Lieu : Université Paris Nanterre

L’idée de cette journée d’études est née d’un constat : le dessin est central aux apprentissages pour les enfants et la trace écrite en langue prend souvent une forme dessinée à l’école élémentaire. Pourtant, l’utilisation du dessin semble rare au-delà du secondaire, mais pas inexistante, comme les organisatrices de la journée l’ont constaté : on dessine aussi à l’université ! Le dessin comme outil d’apprentissage de la langue fait néanmoins l’objet de peu de travaux et manque de visibilité.

L’objectif principal de cette journée d’études est d’explorer les apports des dessins, gribouillages, schémas, etc. pour l’apprentissage de l’anglais, de la maternelle à l’université et en formation d’enseignants.

Bara et Tricot (Bara et Tricot 2017, 14), dans le contexte de la cognition incarnée, notent qu’ “apprendre des mots en langue étrangère constitue une activité où la multiplicité d’encodage (par exemple avec l’appui d’un dessin) donne assez systématiquement de bons résultats (Lawson & Hogben, 1998). L’effet positif ne serait alors pas strictement lié à la mobilisation du corps, mais, plus généralement, à la complémentarité des informations verbales et motrices, qui faciliterait les processus de mémorisation”.

Les représentations graphiques des apprenants sont parfois exploitées en tant que données de recherche, et parfois provoquées pour la recherche, car elles ouvrent une fenêtre sur les processus de conceptualisation et d’apprentissage. Ainsi, Feunteun et Simon (2009 : 5), dans leur étude de l’appropriation des langues à l’école chez des enfants de cinq à sept ans, notent que des dessins faits par des groupes d’élèves ont fourni des données intéressantes sur le travail de négociation concernant les perceptions linguistiques et culturelles.

Adoniou (2013) utilise une approche dans laquelle des apprenants allophones dans une école primaire en Australie dessinent avant d’écrire en langue cible. Siagto-Wakat (2016) et Roohani et Naseri (2020) quant à eux, étudient les effets des gribouillages sur l’anxiété langagière, et la mémorisation du lexique en anglais langue étrangère.

Leroux et Plessis (2020) demandent aux élèves de lycée de représenter graphiquement leur conception du lien entre forme verbale et temps chronologique pour faire émerger les représentations et permettre d’adapter le discours de l’enseignant à leur développement cognitif.

Josse (2020) propose également à ses étudiants de licence d’anglais de dessiner des énoncés pour découvrir l’opposition linéarité/syntaxe de la langue.

En formation d’enseignants, Rémon (2020) fait faire aux étudiants, futurs enseignants d’anglais, le schéma des processus d’apprentissage pour une prise de conscience du rôle du corps dans la pratique de la langue.

C’est dans la prolongation de ces travaux que nous souhaitons continuer l’exploration de ces pratiques de dessins, cartographies subjectives et schématisations dans le contexte spécifique de l’enseignement/apprentissage de l’anglais.

Nous souhaitons donner toute leur place aux créations graphiques d’apprenants ou d’enseignants en lien avec l’apprentissage de la langue anglaise, qu’elles soient ensuite exploitées en recherche, ou au cœur d’une séance mise en place par un enseignant.

Soumission des propositions

Les communications seront de préférence en anglais car certains intervenants seront anglophones. Les intervenants qui préfèreraient communiquer en français pourront recevoir de l’aide pour produire un abstract et un diaporama en anglais.

Lors de cette journée, les participants seront invités à prendre des notes sous forme de dessins ou sketches et à les partager. La journée commencera par un atelier de sketchnoting (méthode de prise de notes par dessin/spacialisation de l’information).

Deux types d’interventions sont possibles :

- des communications format recherche de 20 minutes suivies de 10 minutes de discussion,
- des partages d’expérience de 10 minutes suivies de 5 minutes de discussion. La dernière diapositive proposera quelques questions pour ouvrir la discussion.

Les interventions pourront aborder les points suivants :

- Dessiner/gribouiller/schématiser pour enseigner / former / expliquer
- Dessiner/gribouiller/schématiser pour évaluer
- Dessiner/gribouiller/schématiser pour mémoriser
- Dessiner/gribouiller/schématiser pour comprendre
- Dessiner/gribouiller/schématiser pour interagir
- Dessiner/gribouiller/schématiser pour … quoi pas !
- Dessiner / écrire : avantages et inconvénients respectifs
- Dessiner / écrire : opposition ou rapprochement
- Et si la trace écrite n’était pas écrite ?

Une préférence sera donnée aux interventions qui se focalisent sur un apprentissage spécifique de la langue anglaise (grammatical, phonologique, civilisationnel, géographique ou activités langagières) et qui rendent compte d’expérimentations en classe (de la maternelle au supérieur).  Les interventions exposeront explicitement le cadre théorique, les objectifs de la recherche et les résultats. Toute tentative de qualifier ou mesurer les apports du dessin (sous toutes ses formes) de manière empirique sera favorablement accueillie (données témoignant de l’implication, de la motivation ou des apprentissages effectifs).

Les intervenant.e.s sont invité.e.s à apporter les productions des apprenant.e.s pour affichage.

Afin de permettre à nos intervenants spécialistes du sketchnoting de préparer des planches sur la journée, les intervenants enverront une version finalisée du texte de leur présentation pour le 15 septembre 2021.

Les propositions sont à envoyer à pascale.manoilov@parisnanterre.fr et josephine.remon@univ-lyon2.fr avant le 15 mai 2021

Préciser, pour l’objet du message: « JE Dessiner »

Indiquer dans le corps du message : Nom de l’auteur / des auteurs - Titre de la communication - Affiliation - Adresse électronique - Téléphone(s)

Pour plus d'informations, cliquez ici.

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